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Author: admin  July 8, 2008

Tourisme Ils sont des milliers chaque jour à visiter les charmes de la presqu’île. Balade en direct dans les ruelles de la cité avec une famille venue de Belgique

Paru aujourd’hui, Mardi 8 Juillet 2008, Nice Matin

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À l’heure du déjeuner, dans un restaurant, sur la pace des Lices.

Ils sont plus de deux millions à venir visiter Saint-Tropez chaque été. Mais que viennent voir les touristes dans la cité corsaire ? Pour le savoir, nous avons suivi une famille belge pendant leur périple.
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Pour Fabrice et sa famille, en villégiature à Fréjus, la journée avait débuté tôt le matin. Venue par bateau de Sainte-Maxime « pour éviter les bouchons », la petite troupe avait commencé par prendre des forces, avec un petit-déjeuner chez Sénéquier.

Après quelques croissants dégustés à l’ombre des stores rouge vif de cette institution tropézienne, la matinée s’était poursuivie par une longue balade, émaillée de lèche-vitrines dans la rue Gambetta et entre les magasins de mode de la rue Allard. La gent féminine de ce petit groupe s’arrêtait ça et là pour rêver devant les devantures des marques de luxe a Saint Tropez, Dior, Vuitton, Longchamp…

Les soldes ayant commencé, Véronique, l’épouse de Fabrice allait céder à quelques folies, dans des enseignes plus modestes, histoire de se faire plaisir, et pour le plus grand bonheur de ses deux filles, Maëlys et Jessica.

Les deux adolescentes, reparties avec « des T-shirts qui allaient rendre jalouses (leurs) copines » et quelques bijoux fantaisies, n’allaient cependant pas tarder à s’impatienter. Leur père, et son ami Damien allaient s’adonner à l’activité préférée des touristes sur le port : s’imaginer milliardaire voguant sur un des yachts de luxes amarrés au quai Suffren ou dans leur villa a st tropez.

Leurs deux épouses, Véronique et Marina, lasses des rêveries de leurs maris, redevenus de grands enfants l’espace d’un instant, s’installaient quant à elles à l’ombre de la terrasse du Sorelle, pour discuter autour d’un verre avec les enfants.

Fabrice proposait ensuite une petite séance photo devant l’ancienne gendarmerie, ce qui allait ravir Victor, son fils, fan absolu de Louis de Funès.

Direction ensuite la place des Lices, pour un repas en terrasse, à la brasserie Renaissance. Épuisés, les enfants n’étaient plus d’humeur à se promener.

Peu emballés à l’idée de poursuivre la visite au son des complaintes de leur progéniture, les parents décidaient de prendre alors le prochain bateau.

Un départ précipité qui ne leur aura pas donné l’occasion de visiter l’église, la citadelle ni le musée de l’Annonciade et son exposition dédiée au peintre Maximilien Luce.

D’autres touristes, sans enfants, auraient certainement dîné dans un restaurant du port, bu quelques verres au café de Paris avant d’essayer de faire la fête dans une des fameuses discothèques que compte le village.

Fabrice et les siens ne sentiront pas le vent de la Jet-set dans la nuit tropézienne, mais peu importe. Notre ami belge ne regrette pas sa courte excursion ; « ce fut une bonne demi-journée. Même sans ses yachts et ses voitures de luxe, j’aimerais bien vivre ici. Les gens sont sympathiques, un peu comme en Belgique ».
A. P.

 

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